Neutralisation des tensions parasites et stabilité du circuit de l’antenne de Lecher
Rôle de la boucle dans l’équilibre du circuit. Stabilité des mesures et cohérence du signal. Conséquences d’une antenne de Lecher dépourvue de boucle.
Un point de conception revient régulièrement dans les discussions techniques : la présence du « U » inversé (boucle supérieure) reliant les deux tiges parallèles des antennes de Lecher authentiques.
Dans une ligne de Lecher, les deux tiges constituent une structure bifilaire, et le shunt du curseur joue un rôle central : il court-circuite les deux conducteurs au point de réglage et fixe ainsi la position de résonance recherchée.
Dans certaines antennes dont la partie supérieure des tiges reste ouverte (manquement technique), une différence de potentiel (= une tension électrique) s’y établit nécessairement. Le fil du curseur scinde alors les tiges en deux circuits indépendants, l’un entre le curseur et le sommet de l’antenne (circuit parasite), l’autre entre le curseur et la base de l’antenne (le circuit souhaité par le réglage, mais brouillé par les oscillations captées par le supérieur). Ce type d’antennes que l’on trouve dans le commerce n’ont pour cette raison ni d’endroit ni d’envers. Ce que l’utilisateur croit capter avec l’antenne est en réalité une captation par radiesthésie attribuant à ce type d’antennes le statut de « pendule amélioré ». Le circuit supérieur produisant des perturbations parasites, incompatibles avec la finesse de captation recherchée avec l’antenne de Lecher.
C’est précisément pour neutraliser ces tensions indésirables qu’une antenne authentique doit comporter une boucle supérieure : en refermant le sommet, elle égalise le potentiel des deux tiges et stabilise la structure résonante utile définie uniquement par le curseur.